(mai/août 39)

Arno Schmidt, Scènes de la vie d’un faune, p.112

Le 23 août 1939: Pacte germano-soviétique:?! – Maintenant, c’est plus qu’une question de jours! Et je réfléchis : qu’est-ce qui, pendant la dernière guerre, était plus précieux que de l’argent? : café, thé, cacao; cigarettes et tabac. J’en apporterai donc de Fallingbostel, et le tabac à rouler et pour la pipe dans un bidon soudé. Les cigarettes emballage tropical. Rhum et alcool fort.

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Une réponse à (mai/août 39)

  1. Cher Sebastien Chevalier,

    je cherche à vous joindre par ce lien improbable, mais sait-on jamais… Devant écrire, ce matin, un article sur Sebald pour la revue littéraire » Le matricule des anges » que vous connaissez peut-être, je suis fort heureusement tombé sur votre site Norwich et je dois dire que j’ai été fort impressionné non seulement par la qualité de l’érudition mais aussi par celle du style qui est à l’aune de notre commune admiration pour nombre d’auteurs. Vraiment quelle magnifique et inespérée (au temps où nous sommes…) façon de parler des livres et quel art de la lecture ! Vous êtes à mes yeux le lecteur idéal (avant sans doute de vous dévouer vous-mêmes à l’écriture, si ce n’est déjà fait ?…). Il se trouve que je suis moi aussi une sorte de spécialiste de Sebald et que depuis quelques temps, dans les salons littéraires où je suis invité pour présenter mes propres ouvrages, je suis souvent requis (en compagnie de Martina Wachendorf son éditrice chez Actes-Sud et ancienne amie personnelle de celui qu’elle appelait Max) à présenter l’oeuvre de Sebals auprès d’un public toujours enthousiasmé (nous alternons, gloses petits films et lectures avec des comédiens). J’ai par ce biais appris beaucoup de détails personnels très significatifs concernant Sebald intime (entre autres la probabilité qu’il fut venu un jour s’établir définitivement en France où le requérait un grand amour de jeunesse).
    Si quelquefois vous recevez ce message que je lance un peu comme une bouteille à la mer (que dis-je… l’océan !) informatique, j’aurais plaisir à correspondre avec vous sur des sujets littéraires (le sujet des relectures est un de mes thèmes favoris et je compte même en faire le propos d’un de mes prochains livres). J’aimerais beaucoup aussi, si vous en avez le temps et l’opportunité que vous jetiez un oeil sur l’un de mes livres (presque tous en poche au Points-Seuil, hormis » L’Art difficile de ne presque rien faire » qui est en Folio Gallimard). Je suis persuadé, d’après ce que j’ai pu lire sous votre plume, que nous avons énormément d’affinités sur le plan littéraire. Dans l’espoir donc, de vous joindre et d’obtenir une réponse, bien à vous,

    Denis Grozdanovitch
    mon adresse email est denis.grozda@wanadoo.fr

    PS ; le livre qui m’a lancé dans la sphère littéraire s’intitule Petit Traité de Désinvolture (primitivement paru chez José Corti), ensuite, ce fut Rêveurs et Nageurs( toujours chez Corti) puis Brefs Aperçus sur l’Eternel Féminin Chez Robert Laffont et plus récemment (hormis d’autres) L’Art difficile… déjà cité et paru d’abord chez Denoël. Mais vous pouvez évidemment me googeliser, puisque c’est ainsi qu’on en use de nos jours.

    PS 2 : J’ai fait un cours de littérature cet hiver à Sciences-Po où j’ai tenté de faire découvrir Sebald à ces réputés « brillants sujets » un peu trop « formatés » par l’esprit universitaire académique à mon goût. Le résultat a été un peu décevant.

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