Qu’as-tu donc dans ton panier (4)? Des essais.

Une rentrée plus discrète que l’autre. La sortie des essais s’étale volontiers dans l’année, et on risque moins l’embouteillage. Les livres de sciences humaines en particulier semblent de plus en plus difficiles à publier, et j’ai souvent entendu dire que leur rentabilité était à peu près nulle. C’est comme en mission que je suis donc parti mercredi matin, avec en poche les quelques économies affectées à la bonne cause.

D’abord, repérée par un certain nombre d’articles, une étude sur la manière dont la prose littéraire s’est progressivement définie en France, depuis le « moment Flaubert », comme l’autre du français commun, et non plus comme le revers de la langue poétique.

langue littéraire

Ensuite, c’est au bonheur des tables. Où l’on voit l’art du libraire.

Le suivant était prévisible, il s’agit des séminaires de l’année 2006-2007, que Compagnon a consacrée à Proust, mémoire de la littérature. J’ai déjà parlé rapidement des cours eux-mêmes, disponibles en podcast sur le site du Collège de France, mais l’intérêt de cette publication est d’offrir les interventions de chercheurs invités pour la « deuxième heure », indisponibles sur internet.

Compangon Proust

Le travail épistémologique de Nikolay Koposov, professeur à l’Université de Saint-Pétersbourg, m’aurait en revanche complètement échappé s’il n’avait figuré en bonne place aux côtés des autres livres d’histoire. Il répond à une question simple et redoutable: comment pensent les historiens?

Koposov

De même, la réédition d’un livre devenu difficilement trouvable de Jean-Pierre Faye aurait peut-être été noyée au milieu d’autres livres de poche.

Faye

J’avais par ailleurs souligné l’importance du livre de Magris sur Joseph Roth. J’ai entendu il y a peu des propos condescendants sur ce travail universitaire. Il n’a sans doute pas l’attrait immédiats des brillants essais et de certains romans qui l’ont fait connaître à un plus large public, mais il est quand même écrit d’une plume que bien des jeunes chercheurs lui envieraient, et pour qui aime l’auteur il est indispensable (comme sa thèse, le Mythe et l’Empire) car on y trouve la source de toute son érudition, les axes majeurs de sa réflexion, la matrice de l’œuvre entière.

Loin d'où

Et celui-là, au fait, c’est un essai?

Schefer

Impossible en revanche de jeter un oeil sur les derniers numéros de la revue Ecrire l’histoire, pourtant annoncés, mais que je cherche en vain depuis quelque temps.

Ecrire l'histoire

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