Sebald l’homme de la semaine

Deux rencontres autour de Sebald auront lieu coup sur coup à Paris. J’en profite pour faire un peu le tour des ressources sebaldiennes disponibles hors des murs de l’université (où une belle et grande bibliothèque est en train de se construire en anglais d’abord, en allemand bien sûr, et en français de plus en plus).

Le samedi 28 novembre d’abord, au Petit Palais (14h30-17h00), plusieurs écrivains français parleront de leur lecture de Sebald et de l’influence de son travail sur leur écriture. On entendra en particulier Hélène Frappat, dont les trois livres publiés à ce jour (Sous Réserve, L’Agent de liaison, Par effraction) travaillent, dans une démarche parfaitement originale et personnelle, des thématiques proches: l’errance, l’archive énigmatique, la quête du passé dans une langue tout à la fois précise, nourrie de savoir savant, et élégiaque, entretenant un entre-deux brumeux entre essai, poème, roman qui est aussi la marque des récits sébaldiens.

La discussion sera précédée d’un film dont on nous dit peu, sinon qu’il a été produit (?) par Actes Sud.

Le mardi 1er décembre, à partir de 20h00 à la Maison Heinrich Heine, boulevard Jourdan, une rencontre est organisée par Ruth Vogel-Klein, l’une des universitaires qui a le plus fait pour la recherche sur Sebald en France. Là encore un documentaire sera projeté. Il s’agit d’après le blog Vertigo d’un film autrichien de 1990 d’une intervention de Sebald, alors candidat au prix Ingeborg-Bachmann: l’occasion d’entendre sa voix (il en existe un enregistrement radio (émission Bookworm de 2001, une semaine avant sa mort, qu’on peut encore écouter!), mais pas de trace filmée).

Il y a un peu plus d’un an maintenant, toujours grâce à Vertigo, j’avais pu assister à la projection, en cette même Maison Heine, d’un autre film, réalisé par Thomas Honickel: Der Ausgewanderte, documentaire biographique tout à fait passionnant qui reconstruisait la figure de l’écrivain à travers les témoignages de ses proches, des photographies, la visite de ses lieux (je me rappelle notamment son bureau dont le bow-window donne sur un jardin et un grand arbre, qu’on dirait tirés du premier récit des Emigrants).

Les travaux de ce genre commencent donc à être nombreux. Outre ces trois films et l’émission de radio, un documentaire en deux parties avait déjà été diffusé sur France Culture, en 2006. La recherche de Thomas Sipp, en particulier, mérite plus que le détour. En fouillant un peu à ce sujet, on tombe sur cette adresse très recommendable qui la met à disposition.

L’illustration que l’auteur du blog avait choisie est une de mes préférées de Sebald (plutôt que les portraits de Tripp). On la doit au caricaturiste de la New York Review of Books, David Levine, et on trouvera d’ailleurs dans les archives de la NYRB de belles analyses de ses récits (lisez celle-ci), qui montrent que le monde anglo-saxon était, au sens plein, sa terre d’adoption.

Un commentaire pour Sebald l’homme de la semaine

  1. HC dit :

    Merci pour toutes ces précieuses infos.
    H

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :