Budapest, avril 1975

Imre Kertész, Journal de galère, p.45

La vérité est chose fragile. Mais si mille jeunes gorges d’acier lubrifiées à la graisse de canon la claironnent à chaque coin de rue, même la vérité la plus indiscutable devient mensonge, violence, terreur et, tôt ou tard, prétexte à massacre.

(Actes Sud, traduction de Natalia Zaremba-Huzsvai et Charles Zaremba)

2 Responses to Budapest, avril 1975

  1. julien dit :

    Voilà qui me rappelle le formidable bouquin de Kertész, Liquidation, qui m’avait épaté.

  2. « Liquidation » est en effet probablement le chef d’oeuvre des chefs d’oeuvre d’Imre Kertész (jusqu’ici)…

    Sébastien Chevalier se souviendra du petit essai, « Lire « Liquidation » d’Imre Kértesz : ce qui dure d’Auschwitz » (demeuré inédit), qu’en son temps je lui avais adressé : une « lecture » un peu plus longue même que ce texte sublime (au couteau !), et qui s’essayait à éclairer (un peu) la mise en abyme (vertigineuse) de ce récit confondant !..

    Comme un Proust et un Faulkner pour le premier XXe siècle,
    et avec un Thomas Bernhard,
    Kertész est capitalissime sur le siècle qui vient de s’écouler.

    Titus Curiosus

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