Fils

William H. Gass, Au coeur du coeur de ce pays, p.266:

Les fils électriques

Où perchent les moineaux, comme des poings fermés. Des colombes survolent le clocher. Dans la brume, la perspective des fils se modifie, ils semblent s’élever, onduler et se tordre. S’ils menaient jusqu’à toi, je saurais ce qu’ils sont. Les pensées qui me traversent fréquemment la tête, pareilles aux vols d’étourneaux qui envahissent ces champs à la tombée du soir pour dormir de l’autre côté, dans les arbres formeraient un réseau de chemins comparables, ils ramèneraient la hauteur naturelle du ciel à celle d’un perchoir à oiseaux. Mais ils ne mènent pas à toi,

Dont on chanta que la beauté
Faisait d’un vieillard un jeunet.

Ils m’enchaînent.

(Rivages poche, traduit par Marc Chénetier et Pierre Gault)
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